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Signification de la Commémoration du 11 novembre PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 29 Décembre 2009 17:09

 

Importance et portée de la Commémoration du 11 novembre 1918
par le Lieutenant-Colonel honorifique Paul Eygenraam

 

Afin de décrire l'importance et la portée de l' Armistice du 11 novembre 1918, il y a lieu, en cette célébration de son ... anniversaire, d'établir le rapport dans son contexte hisstorique. Depuis 4 ans l' Allemagne et l'Autriche, avec leurs alliés, les Bulgares et les Turcs, étaient en guerre contre la France et l' Angleterre et leurs alliés, les Italiens, les Roumains et les russes.
En mars 1918, après le traité de Brest-Litovsk, lorsque les Allemands furent libérés de la menace du nouvel Etat Soviétique dans l'Est, ils déclenchèrent, avant l'épuisement total, une offensive énorme dans l'ouest afin de forcer ainsi les alliés à la capitulation.
Le 21 mars 1918, les troupes impériales allemandes du Général Ludendorff lancèrent une offensive sur la Somme. Entreprenants, ils prennent l'armée britannique du Général Gouch par surprise et obligent de la sorte le Maréchal Haig, commandant en chef de l'armée britannique de demander du renfort aux Français.
Le Général Pétain hésite à affaiblir le front de Champagne car il souhaite protéger Paris qui, déjà en 1914, fut menacée par l'offensive de la Marne. Néanmoins, son collègue anglais désire surtout sauvegardeer les ports d'approvisionnement de la Manche.

 

Un commandant en chef pour l' Armée alliée

 

Le 28 mars 1918, les autorités civiles et militaires, les plus hautes placées, se réunissent à Doullens : sont présents, pour les Français : R. Poincaré, Président de la République, G. Clemanceau, Président du Conseil, le Commandant en chef le Général Pétain et son chef d'Etat-major Foch : pour les Britanniques : Lord Milver, premier ministre de la guerre, le Maréchal Haig et son chef d'Etat-major Sir Henry Wilson. Au sortir de cette réunion, le Général Foch fut nommé commandant en chef des armées anglo-françaises.
Le 9 avril, les Allemands attaquent les ports de Nieuwport, Dunkerque et Calais. Cette première phase de la bataille de Flandre se termine le 25 avril, sur le mont Kemmel, par unevictoire sanglante des Allemands.
Dans le courant du mois de mai, les divisions de Ludendorff, conpqu√©rirent Soissons et Ch√Ęteau-Thierry. Mais la fatigue des troupes √©tait √©vidente.
Du 15 au 18 juillet 1918, ils essaieront vainement de percer le front de la Marne afin d'atteindre Paris
Le nouveau commandant en chef arrête leur progression vers la Champagne par une contre-attaque victorieuse menée par le Général Mangin. On venait juste de lui octroyer le renfort d'un million de soldats américains, mené par le Général Pershing,
Les attaquent le long de Montdidier, Cambrai, St Michel et l' Argonne s'intensifient.
Le 8 ao√Ľt Foch est promu au¬†grade de Mar√©chal.

 

 

 

L'assaut belge en Flandre

 

Le 29 septembre 1918, l'attaque interalli√©e, dans laquelle l'arm√©e belge du Roi Albert jouera un grand r√īle, est d√©clench√©e.
Le Roi Chevalieer dispose de valeureux soldats, aguerris par quatre ans de guerre, et des troupes britanniques sous le commandement du Général Arnim : leurs butin de guerre se chiffrera à 9000 prisonniers de guerre et de 200 canons.
Entre le 24 et le 29 octobre 1918, les soldats italiens du Maréchal Diaz écrasèrent les Austro-Hongrois à Vittorio-Veneto tandis qu'en Macedoine le Maréchal Franchet d'Epery vainc les Bulgares ; dans la mer Egée les Britannques forcent les Turcs à capituler.
Ces pertes énormes signifient la fin de la monarchie des Habsbourg en Autriche-Hongrie et des Hohenzollern en Allemagne.
En date du 9 novembre, l'Empereur Willem II abdique et la répubulique de Weimar est proclamée. L'Empereur se retire en exil à Doorn aux Pays-Bas.
L'Empereur Charles I d'Autriche-Hongrie abdiquera le 12 novembre 1918, tandis que son épouse l'Impératrice Zita se fixera à Steenokkerzeel en Belgique.

 

L'Armistice en Occident

 

Le 11 novembre 1918 à 11 heures, dans un wagon à Rethondes, près de Compiègne, l'armistice du front occidental est signé. La délégation alliée se présente sous la direction du Maréchal Foch en face nous trouvons le Dr. Erzberger qui représente l'Allemagne, tandis que sur tous les fronts, clairons et trompettes font retentir l'halte au feu.
Nonobstant les énormes pertes militaires, la joie est exubérante. Pour la Belgique les pertes s'élèvent à 42.000 soldats et 9.000 civils.

Quelles furent, sur le plan international, les conditions imposées à l'Allemagne ?

  • Evacuation , end√©ans les 15 jours, par les Allemands de toutes les r√©gions occup√©es an France, Belgique et Luxembourg, et dans la quinzaine suivante des r√©gions de la rive gauche rh√©nane ainsi que d'une zone de 10 km sur la rive droite o√Ļ des t√™tes de pont seraient √©tablies par les Alli√©s.
  • livraison de 5.000 canons et de 25.000 mitrailleuses, ainsi que de tous les sous-marins et de 25 navires de guerre.
  • lib√©ration imm√©diate et sans √©change de tous les prisonniers de guerre
  • r√©silliation du trait√© de Brest-Litvosk avec la Russie, Bucarest et la Roumenie
  • retrait dans les fronti√®res de 1914 de toutes les troupes allemandes
  • maintien du blocus jusqu'au trait√© de paix, les Alli√©s assurant le ravitaillement de la population.

(extrait de : L' époque contemporaine de Roger Caratini)


Le traité de Versailles


Les pourpalers propres pour la paix ne débutèrent en fait, à Versailles, que quelques semaines plus tard, le 18 janvier 1919.
La conférence prendra fin le 28 juin, à la signature d'un traité de paix comportant la création des Nations Unies ainsi que d'importantes modifications territoriales

  • la France¬†revient √†¬†ses fronti√®res de 1870
  • la Pologne re√ßoit Posnan, une partie de la Pom√©ranie ainsi que le port de Dantzig,
  • la Belgique acquiert les cantons d'Eupen et de Malm√©dy ainsi qu'une compensation de 10 milliard de francs.i

Il est interdit à l' Allemagne d'installer des troupes sur la rive gauche du Rhin, mais est aautorisée à conserver une "Reichswehr" (garde nationale) de 100.000 hommes tandis qu'une force aérienne et sous-marine est interdite.
Plus tard, cette "Reichwehr" deviendra une troupe d'élite dans laquelle Hitler, moins de 20 ans plus tard, puisera les cadres d'une armée vengeresse de millions de soldats.

 

Un discours du Tr√īne historique


 

En Belgique, le cabinet de guerre Cooreman cède la place à celui dit "de reconstruction" de Delacroix.
Le 22 novembre, le Roi Albert, dans un discours qualifié d'historique, appelle :

  • √† la paix scolaire
  • au syst√®me √©lectoral universel
  • et √† la cr√©ation d'une √©cole sup√©rieure flamande

Le pays compte

  1. un million de ch√īmeurs
  2. l'industrie ainsi que les chemins de fer sont partiellement détruits
  3. le réseau routier est fortement détruit
  4. partout il y a des ruiness
  5. et pour la reconstruction des contrées ravagées, il faudra emprunter de l'argent à l'étranger

 

La vénération du souvenir

Après la Première guerre mondiale, la commémoration de l'Armistice fut célébrée le 11 novembre comme étant la fête de la victoire ; on avait coutume de dire "la victoire de la civilisation sur la barbarie".
Après 1940-1945, la signification de ce jour mémorable prit un nouvel élan et fut remplacé par un hommage  aux anciens combattants et aux troupes alliées.
Lorsque l'Allemagne adhéra à l'OTAN, quelque chose changea. L'ennemi d'hier devint un allié tandis que l'URSS, aussi de part la construction du mur de Berlin, fut considéré comme l'ennemi potentiel.
Ainsi une nouvelle orientation naquit "une fête de la paix".

Dans son livre "11 novembre, une certaine idée de la France" Alain Griotteray écrit :
"c'est le jour de prise de conscience et de retenue alors que nous ne devons pas seulement penser aux h√©ro√Įques et glorieux combattants morts pour la patrie, mais nous devons aussi nous repentir et consid√©rer la mesure de leur¬†sacrifice par rapport √† la question, pourqoui ?
tandis qu' Henri de Montherland dans "More Vita" annonce :
"...que cette paix,¬†de quoi les t√Ęches dans une notion plus¬†m√©ritante, sont davantage multiples et plus difficiles que celles de faire la guerre, nous troublent plus profond√©ment.
Puissons dans cette paix, les raisons poour aimer, pour être mis à l'épreuve, pour souffrir pour nous-mêmes et pour nos prochains."
C'est aisi que le message de l'écrivain rejoint  celui d'une reine.


 



 

Mise à jour le Samedi, 23 Janvier 2010 13:24